L’importance du secteur alimentaire dans la durabilité

 


Écrit par Karen Vega, spécialiste en développement des affaires.

 


  1. AVANTAGES DES ODD DANS LE SECTEUR ALIMENTAIRE.

La durabilité ne doit pas être confondue avec des termes tels que produit vert, biologique ou biologique. La durabilité est un pas de plus et englobe de multiples aspects qui font partie du contexte de l’entreprise tels que l’image de réputation, les préoccupations de ses parties prenantes, l’utilisation des ressources naturelles, la protection et la conservation de la biodiversité, entre autres.

En 2015, les Nations Unies ont établi 17 objectifs de développement durable (ODD), qui nécessitent une action conjointe des gouvernements, des entreprises du secteur privé, de la société civile et de tous les citoyens afin de les réaliser. Les ODD sont un plan d’action ambitieux pour les personnes, la planète et la prospérité, et les entreprises jouent un rôle important dans leur réalisation.

Face à la pertinence croissante actuelle des ODD, les entreprises du secteur alimentaire commencent à aligner leurs stratégies sur les 17 ODD, en intégrant nombre de ces enjeux dans leur modèle économique, dans la chaîne d’approvisionnement et dans leurs relations avec les parties prenantes ; en investissant dans l’approvisionnement, les processus, les matériaux, les machines et les produits durables tout au long de la chaîne de valeur.

Nous sommes dans une période qui mettra au défi la résilience des entreprises et qui, bien qu’elle présente de nombreux défis, ouvre également une gamme d’opportunités pour les entreprises qui ont la vision et l’engagement de mener à bien les changements qui sont déjà en vue.

Les ODD peuvent être utilisés pour guider, diriger, communiquer et rendre compte de leurs stratégies, objectifs et activités, ce qui permet aux entreprises de capitaliser une variété d’avantages et de créer une valeur ajoutée pour leur entreprise. Certaines de ces opportunités et avantages sont:

  1. Obtenir une vision plus large du secteur, de son environnement et de ses besoins, permettant l’identification et même la création de futures niches de marché.
  2. Les ODD visent à réorienter les flux d’investissements publics et privés mondiaux, en les réorientant vers la réalisation des objectifs de durabilité. Permettre aux petites entreprises et aux entrepreneurs, engagés dans des modèles commerciaux durables et inclusifs, de se connecter au capital pour développer leur entreprise ;
  3. Réduire les risques commerciaux et de réputation en réduisant son impact sur le climat et en adoptant des pratiques de travail justes et inclusives.
  4. Promotion de la résilience face aux coûts et / ou aux exigences imposées par la future législation.
  5. Renforcer les relations avec les parties prenantes et rester à l’avant-garde des nouvelles politiques.
  6. Les ODD unissent les priorités et les objectifs dans toutes leurs dimensions (sociale, économique, environnementale), permettant l’utilisation d’un langage commun qui peut aider à créer des synergies avec les gouvernements, les ONG et d’autres entreprises.
  1. COMMENT DÉMARRER LE PROCESSUS MENANT À UNE ENTREPRISE DURABLE.

Le processus pour devenir une entreprise durable comprend la connaissance de son impact sur les ressources naturelles, la production de déchets et de rejets, la génération d’émissions directes et indirectes, ainsi que les relations avec ses parties prenantes.ALLCOTaide les entreprises à déterminer ce point de départ à travers ses services de calcul de l’empreinte environnementale et de cartographie des Objectifs de Développement Durable (ODD).
Une fois que cette base de référence a été identifiée, il est nécessaire de savoir comment prendre des mesures pour que notre entreprise se concentre davantage sur la durabilité et s’aligne sur les conventions mondiales en la matière, les demandes de nos parties prenantes et les exigences de l’Agenda 2030. Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille ou leur secteur, ont la responsabilité de se conformer à toute la législation pertinente, de respecter les normes minimales internationalement reconnues et de respecter les droits humains universels.

ALLCOT aide les entreprises à respecter leurs obligations et les guide pour prendre des initiatives au-delà de ces responsabilités minimales pour faire progresser la réalisation des objectifs sociaux et environnementaux.

Chez ALLCOT, nous quantifions, évaluons et aidons à concevoir votre stratégie d’atténuation et de durabilité grâce à :

 

 

Auto-observation de la durabilité de l’entreprise


Écrit par Diana Nicol Garzón, Coordinatrice de gestion de projet Colombie.


Nous pourrions commencer par nous demander pourquoi les entreprises, les constructions sociales ayant des intérêts économiques et l’agrégation des valeurs, sont appelées à intégrer dans leur philosophie des concepts liés à la durabilité, au développement durable et humain, et d’autres domaines jusqu’à présent davantage liés au secteur public et au secteur tertiaire (organisations non gouvernementales) ?

Pour répondre à cette question, il suffit de comprendre que les entreprises fondent leur essence sur les gens, même si ceux-ci adoptent le point de vue en tant que groupe d’intérêt. Grâce à cette compréhension, chez ALLCOT, nous reconnaissons qu’en tant qu’agents de changement, nous méritons nos parties prenantes (clients, employés, collaborateurs, alliés, fournisseurs, actionnaires, entre autres) pour repenser continuellement nos pratiques avec une approche holistique et une amélioration continue, ainsi que de faire de la durabilité un pilier de notre stratégie organisationnelle.

Pour faire suite à ce qui précède, et dans le cadre de nos bonnes pratiques, nous pouvons observer que : le calcul et la compensation de notre empreinte carbone, le large portefeuille de renforcement de notre tissu social d’entreprise qui améliore un bon climat de travail, les bonnes pratiques de travail au-delà de celles établies par la loi, et d’autres pratiques dans chacun des domaines de la durabilité considérée dans un large concept.

Au cours de notre décennie d’existence sur le marché et de la relation continue d’ALLCOT avec d’autres acteurs du marché, nous avons eu l’occasion d’identifier les opportunités et les défis de la responsabilité sociale de l’entreprise et de la durabilité propre, qui nous ont permis de repenser pour nos clients, des services plus en adéquation du point de vue de l’amélioration des processus et de la stratégie environnementale de l’entreprise, ce qui nous permet d’offrir des services spécialisés de grande valeur ajoutée tels que la cartographie et la quantification des Objectifs de Développement Durable (ODD), étiquetés avec le label ODD, Analyse du cycle de vie, entre autres.

EXTREME E. S’UNI AVEC ALLCOT GROUP POUR SOUTENIR L’OBJECTIF DE ZÉRO CARBONE-NET

Extreme E, la révolutionnaire série de courses électriques tout-terrain, a décidé d’établir une association avec ALLCOT pour compenser l’empreinte carbone du championnat pour renforcer son objectif d’atteindre une empreinte zéro carbone nette zéro à la fin de sa première saison.

ALLCOT , leader mondial dans des initiatives de compensation de carbone et de durabilité, développe des projets d’impact innovateurs qui permettent aux entreprises de soutenir les Communautés locales pour protéger l’environnement grâce à la réduction de leurs émissions de carbone. Ces initiatives soutiennent directement les Objectifs  de Développement Durable des Nations Unies,   qui demandent aux gouvernements, aux entreprises et aux Communautés de mettre fin à la pauvreté et de protèger la planète.

Alejandro Agag, fondateur et PDG d’Extreme E a ajouté :« Notre stratégie de durabilité est un aspect crucial d’Extreme E, nous sommes donc ravis de travailler avec ALLCOT, un leader mondial du changement climatique et des solutions durables, pour développer cette stratégie et nous permettre de soutenir des projets véritablement transformateurs.

« L’objectif d’Extreme E est d’avoir une empreinte zéro carbone d’ici la fin de sa première saison, ce qui signifie éliminer autant d’émissions que nous produisons. Nous prévoyons d’y parvenir en suivant le cadre des Nations Unies qui recommande de réduire, de mesurer et de compenser les émissions de carbone. Les projets que nous soutiendront donneront aux communautés locales les moyens de réduire leurs émissions afin d’aider à protéger la planète, non seulement maintenant, mais également à long terme.

Les projets communautaires mondiaux d’ALLCOT incluent le projet brésilienRosewood Protected Forestqui vise à protéger 177 899 hectares de forêt tropicale de grande valeur pour la conservation, et un projet au Mozambique qui remplacera 10 000 cuisines traditionnelles par de nouvelles versions éconergétiques, réduisant ainsi de 50 % la consommation de charbon végétal tout en réduisant les émissions de gaz et la consommation de combustibles fossiles.

Alexis L. Leroy, fondateur et PDG d’ALLCOT, déclare :« Nous sommes très heureux de nous associer à Extreme E non seulement avec des compensations, mais aussi avec une vision de pointe en termes de solutions de stratégie durable, des compensations de GES aux impacts globlaux, qui est au cœur des valeurs d’Extrême E. Au-delà de cela, nous voyons un grand potentiel en synergie avec Extreme E et ses partenaires technologiques pour apporter des solutions innovantes durables aux communautés éloignées ».

Extreme E est une consultation avec des experts en mesure du carbone Quantis pour calculer votre empreinte d’entreprise et continuera de suivre et de mettre à jour ce chiffre au fur et à mesure que votre saison se déroule.

Outre la compensation, Extreme E se concentre sur la réduction de votre empreinte grâce à une série d’efforts, qui comprennent :

  • L’utilisation des véhicules 100% électriques.
  • Chargement des véhicules zéro émission à l’aide de piles à hydrogène générées par de l’eau et l’énergie solaire.
  • La pièce maîtresse de la série, le navire RMS St. Helena, qui a fait l’objet d’importantes rénovations pour réduire ses émissions afin de transporter la cargaison et la logistique du championnat à travers le monde. On estime que cela réduira le carbone des deux tiers par rapport au transport aérien.
  • Pas de spectateurs participant aux événements. (Selon le type et le lieu des événements, les fans peuvent représenter entre 20% et 50% de l’empreinte totale d’un événement une fois que leur transport, nourriture, boissons et leur merchandising sont comptabilisés).
  • Limiter le nombre de membres que chaque équipe a sur place à seulement sept chacun – deux pilotes, un ingénieur et quatre mécaniciens.
  • Opérations de transmission à distance impliquant l’utilisation de satellites pour commander des montages en direct et des superpositions dans un studio londonien.
  • L’utilisation de générateurs de carburant de remplacement HVO (huile végétale hydrogénée) au lieu de générateurs diesel pour tous les besoins énergétiques.
  • Expériences d’hospitalité virtuelles à la maison.

En plus de réduire, mesurer et compenser son empreinte carbone, Extreme E a nommé un comité scientifique indépendant, composé d’universitaires de premier plan de l’Université d’Oxford et de l’Université de Cambridge, chargé de stimuler l’enseignement et la pratique sur le climat de la série.

Extreme E prendra part à des courses au début de 2021, visitant cinq environnements à travers le monde, y compris des endroits dans l’Arctique, le désert, l’océan, les glaciers et l’Amazonie, qui ont déjà été endommagés ou affectés par les questions climatiques et environnementales.

Encourager son public mondial à agir maintenant et à laisser un impact positif durable est un élément clé de la série, et travailler avec des organisations comme ALLCOT garantit qu’Extreme E soutienne et investisse dans les bons projets ayant le plus grand impact sur l’environnement et ses communautés locales.

Extreme E utilisera l’appel massif et la surveillance du sport pour mettre en évidence les effets du changement climatique dans le monde entier, y compris la déforestation, la fonte des calottes glaciaires, la désertification, l’élévation du niveau de la mer, la pollution plastique et plus encore; et éduquez vos abonnés avec des messages importants sur la réduction de notre propre impact carbone, y compris la promotion des véhicules électriques et d’autres solutions de mobilité de l’énergie propre pour un avenir à faibles émissions de carbone.

À propos d’ALLCOT :

Fondé en 2009, ALLCOT est un développeur de projets chevronné qui propose ses connaissances, son expérience et sa gestion pour les initiatives de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) pour lutter activement contre la crise climatique au titre de l’Article 6 de l’Accord de Paris et en s’alignant sur l’Agenda 2030 et ses 17 Objectifs de Développement Durable (ODD).

ALLCOT est un acteur de premier plan sur les marchés de l’impact climatique et de la durabilité et est reconnu comme l’une des entreprises établies dans le secteur qui s’est bâti une solide réputation dans le développement de projets environnementaux et le développement de services de durabilité d’entreprise sur ses marchés nationaux et émergents. En développant ses propres projets de réduction des émissions, ALLCOT soutient les entreprises et les organismes publics pour améliorer leur performance en matière de durabilité en fournissant des services de conseil dans le cadre de diverses normes de quantification du carbone (MDP, VCD, GS) et pour divers secteurs (foresterie, déchets, énergies renouvelables, transports, sports) couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur du crédit carbone pour une gestion ultérieure des marchés créés dans le cadre de l’Accord de Paris.

À propos de Extreme E :

Extreme E est une nouvelle et radicale série de courses où les véhicules électriques SUV sont en compétition dans des environnements extrêmes à travers le monde qui ont déjà été endommagés ou affectés par des problèmes climatiques et environnementaux. Ce voyage mondial de cinq courses met en lumière l’impact du changement climatique et de l’ingérence humaine sur certains des endroits les plus reculés du monde, en favorisant l’adoption de véhicules électriques pour aider à préserver l’environnement et à protéger la planète.

Une autre caractéristique unique d’Extreme E est son garage flottant, la RMS st. Helena. L’ancien cargo et navire de passagers du Royal Mail est en cours de modernisation et de remise à neuf afin de réduire ses émissions. Il sera utilisé pour transporter des marchandises et des infrastructures de championnat, y compris des véhicules jusqu’au port le plus proche, en minimisant l’empreinte d’extrême E, ainsi que pour conforter la recherche scientifique par l’intermédiaire d’un laboratoire à bord.

Extreme E est exploité en partenariat avec la Formule E – l’organisateur de l’ABB FIA Formula E. Extreme E s’engage vis-à-vis de la durabilité et à minimiser l’impact environnemental, ainsi qu’à la reconstruction et à la restauration des zones déjà touchées par le changement climatique.

 

L’indice ODD, un outil de suivi plus précis du développement en Amérique latine


 

Écrit par Andrés Melendro, Responsable du développement durable


Mercredi dernier, le 16 juin, le Center for Sustainable Development for Latin America (CODS) a lancé son indice  ODD   : mesure des progrès des pays d’Amérique latine et des Caraïbes vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD).

Le rapport souligne que, dans l’ensemble,la région n’a pas encore atteint les objectifs fixés dans l’agenda 2030, et que de plus, la crise sanitaire et économique liée à la pandémie covid-19 représente un recul considérable dans la plupart des ODD. Si la tendance actuelle se poursuit, les objectifs fixés en 2015 ne se concrétiseraient pas même à un horizon de 50 ans.

Le ODD 13, Action pour le Climat, se distingue comme une exception, car les quarantaines généralisées et les restrictions à l’activité productive ont entraîné une baisse significative des émissions de gaz à effet de serre (GES). Cependant, l’effet de rebond est prévisible car la réduction est conjoncturale. En particulier, il est possible que  l’intérêt d’investir dans des projets et des technologies vertes puisse être affecté par la hâte de réactiver ou de protéger les secteurs de plus grande importance pour l’avenir immédiat d’une entreprise. En ce sens, le travail d’ALLCOT pour développer des projets qui génèrent des incitations financières à la réduction des émissions est plus nécessaire que jamais.

La méthodologie est basée sur la méthodologie utilisée par le   Sustainable Development Solutions Network (SDSN) pendant plusieurs années à l’échelle mondiale, pour établir des comparaisons internationales. Le CODS est conforme à la réalité statistique des pays de la région, c’est-à-dire que les indicateurs indisponibles sont sélectionnés. De cette façon, la comparaison devient plus valide. D’une part, certains  États n’ont pas de méthodologie pour mesurer , tandis que d’autres n’ont pas de chiffres avant ou après 2015, qui permettent de mesurer les progrès depuis la création de l’Agenda 2030.

Le rapport comprend également un outil de visualisation appelé tableau de bord. Il permet de mettre en évidence, au moyen d’un code sémaphorique, à quel niveau d’accomplissement se trouve un ODD, afin de servir d’outil de hiérarchisation dans chaque pays.

la publication de l’Indice ODD, ainsi que la création des   indices municipaux ODD de la Fondation Corona   à travers son    Réseau de Villes « Comment allons-nous » , illustrent la tendance vers l’appropriation des ODD par des organismes non gouvernementaux et leur mesure aux échelles infranationales. Le secteur privé -en particulier les organismes qui créent les  normes des rapports de durabilité corporative  – il inclut aussi les ODD dans ses mesures des résultats. Précisément, ALLCOT développe actuellement des outils statistiques pour quantifier l’impact des bénéfices collatéraux socio-économiques de ses projets d’atténuation de changement climatique, à travers les 230 indicateurs associés aux 17 ODD.

Cet exercice présente plusieurs défis, puisque les zones du projet sont généralement de plus petite envergure que la division polito-administrative la plus petite du pays où le projet est développé, et ne coïncident généralement pas avec les limites géographiques du projet. ALLCOT, ainsi que le CODS, adapte les indicateurs ODD à la réalité des données disponibles et aux variables qui ont le plus de sens selon le contexte spécifique. En outre, pour atténuer l’absence de données locales dans de nombreuses zones rurales des pays en développement, il a créé des mécanismes de collecte de données primaires pour établir une base de référence des ODD significative. Allcot joue de cette manière un rôle de premier plan dans la mesure de l’impact des entreprises sur le développement durable.

Projets Cookstoves : Alternatives propres qui profitent à la Communauté et l’environnement


Écrit par Natalia Rodrigo Vega, Responsable du développement commercial d’ALLCOT.


l’impact de la pollution atmosphérique provenant de l’utilisation bois et charbon végétal comme combustible pour cuisiner représente environ 2% des émissions mondiales de GES. L’utilisation du bois provient des pratiques de récolte intenables et incontrôlées, qui conduisent à la dégradation des forêts et sa conséquente perte de capacité d’absorption de carbone. De la même manière, la dégradation des forêts est directement liée à l’érosion du sol, la pollution du sol et de l’eau, l’augmentation du risque d’inondation et la perte de biodiversité, entre autres.

On a recensé environ 3 milliards de personnes qui font usage de ce type de procédé de cuisine domestique, principalement dans les pays moins développés (PMD). Indépendamment des dommages à la nature et la protection de l’environnement, cette pratique traditionnelle de la cuisine domestique a aussi des impacts tangibles sur la santé publique.

En conséquence, dans l’urgence d’essayer de changer cette situation dramatique, des initiatives locales ont été développées. Ces stratégies sont soutenues par des alliances internationales et des investisseurs, qui favorisentle remplacement progressif des poêles à combustible au bois et à base de charbon de bois vers des appareils plus efficaces, réduisant les émissions de CO2 de la cuisine domestiquede 30 à 90 %. Le taux de réduction dépend, bien sûr, de la technologie et du type de carburant utilisés dans chaque poêle.

L’atténuation du changement climatique et de la dégradation de l’environnement nécessite un  industrie inclusive  qui rend la cuisson utilisant des technologies propres accessible aux trois milliards de personnes qui vivent sans ce procédé. Chez ALLCOT, nous développons et soutenons des projets de demande d’énergie basés sur l’amélioration de l’efficacité des poêles de cuisine domestiques traditionnels.

En général, des projets de cuisine efficaces encouragent non seulement la réduction des GES, mais encouragent également le développement durable parmi les communautés locales,en cherchant l’intégration des    17 Objectifs des Nations Unies pour le développement durable (ODD).    Avec ce projet efficace de livraison de poêles, nous pouvons avoir un impact sur 10 ODD différents à la fois :

ODD 3 Bonne santé et bien-être : Des projets de cuisson efficaces éliminent le charbon utilisé dans les appareils traditionnels, favorisant ainsi la réduction des taux de maladies respiratoires et gastro-intestinales.

ODD 4 Éducation de qualité : Des projets de cuisine efficaces fconstituent une stratégie éducative basée sur le fonctionnement et l’entretien, fondé sur la sensibilisation à l’environnement et la santé et la prévention.

ODD 5 Égalité des sexes : Les femmes sont impliquées tout au long de l’exécution de ces projets en raison de leur leadership dans la stratégie éducative.

ODD 6 Eau propre et assainissement : Programmes de sensibilisation dans toutes les communautés locales, quant à l’importance de l’eau bouillie pour prévenir les maladies gastro-intestinales.

ODD 7 Énergie abordable et propre : Les poêles efficaces sont basés sur des dispositifs d’utilisation à long terme, ce qui augmente la consommation efficace de carburant, et se traduit par des économies financières tangibles dans toutes les collectivités locales.

ODD 9Industrie, innovation et infrastructure : Une industrie inclusive est créée, fondée sur la recherche et le développement, outre l’amélioration de l’infrastructure, de l’environnement et des projets de cuisine efficaces.

ODS10 Réduire les inégalités : Les poêles de cuisine efficaces ont des prix bas, ce qui encouragent les communautés locales à acquérir cette technologie.

ODD 13 Action climatique : Les projets efficaces de poêles de cuisine réduisent de 30 à 90 % les émissions de CO2 par rapport aux appareils de cuisson traditionnels.

ODD 15 Vie sur terre : Les projets de poêles à haut rendement pour la cuisine favorisent une lutte efficace contre la dégradation des forêts et la perte de biodiversité.

ODD 17 Association pour les Objectifs : ces projets favorisent une industrie inclusive, ainsi que des alliances institutionnelles à travers le monde qui peuvent être créés à partir de ces projets de cuisine efficaces.

Ce projet est un exemple de l’efficacité des projets transversaux qui, grâce à des actions concrètes, parviennent à résoudre différents problèmes. Pour cette raison, ALLCOT continue de miser sur de telles actions qui représentent un avantage à long terme pour la communauté et l’environnement.

Le chemin vers un futur durable


Écrit par Ginna Castillo, Consultant en atténuation des changements climatiques


Sur le plan historique, les villes ont émergé historiquement comme des lieux de rencontre et de regroupement. De nos jours, selon le   Département d’Affaires Économiques et Sociales des Nations Unies,   55% de la population mondiale vit dans ces lieux, une proportion qui dont les prévisions d’augmentation atteignent 68% en 2050. Avec l’actuelle pandémie de COVID-19, la stratégie plus efficace pour éviter l’exposition au virus a été l’éloignement social, ce qui signifie que 55% de la population doit remettre en question son mode de vie pour éviter le Coronavirus. Quant au transport, apparaissent de nouvelles questions sur la maière de se déplacer en ville en se protégeant, ou même s’il est vraiment nécessaire de se déplacer quotidiennement.

Jusqu’à présent, même sous un confinement strict, les personnes qui accomplissaient des tâches essentielles doivent se déplacer tous les jours. Aujourd’hui, alors que certains secteurs de l’économie reprennent leur cours progressivement dans certains pays, la probabilité des contacts sociaux augmente, de sorte que les citoyens se dirigent radicalement vers des moyens de transport individuels et abordables. Les gouvernements participent également à ce changement en encourageant l’utilisation de véhicules non motorisés ou la marche à pied. Il y a environ 250 actions locales dans le monde entier pour promouvoir la marche et le vélo pendant la distanciation sociale  (Données du Centre d’information sur les piétons et les bicyclettes).

Il ne fait aucun doute que le vélo devient le moyen de transport le plus souple pendant la pandémie, car il  permet de parcourir de plus longues distances que la marche, et ne génère qu’une dépense minimale ou la gratuité. Selon le Forum économique mondial, la plupart des initiatives locales portent sur des promenades gratuites, des services de vélo partagés et la mise à disposition de pistes cyclables,en adaptant les routes locales ou même les autoroutes, dans des villes comme Bogota, Milan, Barcelone ou Bruxelles, pour n’en nommer que quelques-uns. Pendant ce temps, les efforts de collaboration communautaire contribuent également à transformer la mobilité urbaine à travers des projets tels que  Lend-A-Bike  à Manille.

Ces initiatives gouvernementales ou communautaires ont tout le potentiel d’être poursuivie après la fin de la pandémie du COVID 19, même si la plupart d’entre elles ne sont menées qu’à titre de mesures temporaires pendant le confinement. Un premier pas dans cette direction est fait par le gouvernement de la région Ile-de-France, qui considère aujourd’hui le vélo comme le principal moyen de transport après le confinement  (Le Parisien).  Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, des discussions sur la mobilité ont lieu partout et de nouvelles questions émergent sur les déplacements inutiles en voiture, le travail à domicile, la proximité des emplois et divers services, entre autres.

Il est bien connu que le changement climatique est l’un des défis environnementaux les plus urgents de notre époque, donc si toutes les villes devaient prêter attention à ces nouvelles préoccupations et initiatives, plutôt que de maintenir la même situation dans laquelle nous vivions avant la pandémie, des choses merveilleuses se produiraient, simplement parce que nous sommes maintenant en mesure de changer les habitudes à l’échelle mondiale. Pour commencer, et seulement avec le cyclisme, les émissions de gaz à effet de serre seraient considérablement réduites. Selon le classement des moyens de transport urbains effectués par travelandmobility.tech, le fait de se déplacer en voiture à essence génère environ 96% d’émissions de plus que le déplacement à vélo (gramme par passager-kilomètre). Ceci tout au long du cycle de vie de chaque véhicule : fabrication, exploitation, entretien et élimination.

Toutefois, cela semble être la première étape sur un très long chemin. Désormais, les villes auront le défi de redistribuer l’espace public et peut-être de redéfinir la hiérarchie des rues en mettant la priorité sur les gens avant les voitures. L’utilisation du sol devra être encore plus diversifiée pour assurer l’accès aux maisons, aux services et aux emplois, de sorte que les distances parcourues soient accessible à pied ou adaptées aux bicyclettes.  Enfin, les transports publics deviendront plus pertinents sur de longues distances et l’intermodalité devra se concrétiser. Tous ces changements mèneront en fin de compte à un mode de vie plus durable et à un avenir plus durable.

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Un nouveau départ plus vert pour le monde


Écrit par  Alexis Leroy , PDG D’ALLCOT


Le pandémie du coronavirus  il a été une énorme mise en garde pour le monde entier. Dans un peu plus d’un mois, de grands secteurs de l’économie ont été fermé ou ont diminués significativement leur activité. Le transport aérien est pratiquement inexistant, le transport privé est seulement une ombre de de ce qui était auparavant, et le commerce au détail a fermé presque complètement ses portes.

Le fait d’être isolés chez soi nous a donné à tous l’occasion de réfléchir à tout ce que nous avons renoncé, aux choix qui dorénavant nous échappent, et même si nous ferions les mêmes choix une fois les restrictions levées. L’enfermement s’est aussi transformé en une source d’idées sur la manière dont nous pourrions profiter de cette occasion pour reconstruire nos économies d’une manière plus durable.

Pour être honnête, certains plans pour un avenir durable sont déjà sur la table. Aux États-Unis, le New Green Deal rappelle le plan du président Roosevelt qui consistait à recouvrer l’éconmie du pays après la Grande Dépression dans les années 1920. La version du XXIe siècle s’est concentrée sur le changement climatique, le plus grand défi de notre époque, ainsi que sur les inégalités sociales et économiques.

En Europe, la Commission nouvellement élue a présenté son propre  Pacte vert  l’année dernière, qui est encore plus ambitieux que son homologue américain. Le plan de l’UE vise à reconsidérer l’ensemble de l’économie de l’Union, pour se recentrer sur la durabilité, le climat, les mesures de transition pour diversifier et moderniser l’économie et à offrir des opportunités à tout un chacun. Les propositions des deux côtés de l’Atlantique sont parfaitement en phase avec notre époque, car elles font face  , « au choc économique le plus rapide et le plus profond de l’histoire ». Beaucoup de choses ont fait l’objet de réflexions autour de ce sujet.

Il en va de même pour l’Asie, la pandémie représente une occasion de se lancer dans le même changement, loin d’imiter l’Occident et vers un modèle économique plus durable et autosuffisant. En fait, c’est peut-être le seul espoir de l’Est, si les propositions que nous lisons aujourd’hui sont mises en pratique ailleurs.

Le modèle économique libéral fondé sur le marché existe depuis environ 300 ans. La mondialisation a été la dernière avancée majeure du point de vue du néolibéralisme, et l’expansion rapide du coronavirus dans le monde entier est l’avertissement que nous ne pouvons pas continuer de cette façon. L’économie qui a évolué au XVIIIe siècle s’est construite sur le monde qu’elle percevait. Il n’a pas fait l’expérience, comme nous le faisons aujourd’hui, de l’immense impact de l’industrie et des affaires sur nos terres et notre climat.

La pollution et la rareté des ressources n’ont pas été considérées comme un problème il y a 300 ans, et tous nos efforts depuis lors ont été trop modestes, trop partiels, et ont été largement relégués par les intérêts des modèles d’affaires de l’ancien monde. Aujourd’hui, pourtant, nous comprenons comment notre modèle économique a un impact sur notre santé et sur notre bien-être. Nous pouvons quantifier les effets nocifs de la pollution atmosphérique, tout comme nous pouvons quantifier le coût des catastrophes naturelles.

Avec toutes ces connaissances et cette compréhension, acquises grâce aux immenses progrès technologiques des 50 dernières années, nous avons l’occasion d’établir un nouveau cap pour les décennies à venir.

Que faut-il faire ?

Sur le plan macroéconomique, le monde doit s’engager, une fois de plus en plus énergiquement, aux fins de l’Accord de Pariset  Objectifs de Développement Durable (ODD). Nous avons besoin que les gouvernements alignent ces sujets avec ces objectifs, pour s’engager de manière ambitieuse, crédible et réalisable et qu’ils tracent la voie vers l’obtention du gros lot.

Les Objectifs de Développement Durable (ODD)ont un objectif simple : « un projet commun de paix et de prospérité pour le peuple et la planète, aujourd’hui et à l’avenir ». Ils se composent de 17 objectifs, dparmi lesquels : réduire les inégalités; l’eau potable et l’assainissement; l’action en faveur du climat; la consommation et la production responsables, et la réduction de la faim à zéro. Tous ces objectifs peuvent être atteints avec une approche réfléchie qui nous permet de reconstruire l’économie que nous partageons.

Par ailleurs, grâce à la technologie et la compréhension, les progrès vers leODDspeuvent maintenant être quantifiés. La santé, l’éducation, les opportunités économiques, les sociétés stables et même l’égalité des sexes peuvent être mesurées et évaluées. En outre, cette quantification des réalisations peut maintenant être récompensée. Pour la première fois de notre histoire économique, les impacts intangibles deviennent des éléments tangibles dans les états financiers. Des efforts tels que le Groupe de travail sur la divulgation financière liée au climat déplacent lentement l’aiguille pour prendre en compte des problèmes externes, comme les gaz à effet de serre, dans le domaine des coûts réels. De même, l’amélioration de notre santé, de notre sécurité et de notre prospérité collective a également représenté une récompense en termes de réduction des coûts externes, tels que les émissions de carbone et les pertes commerciales, ainsi que la réduction des coûts humains.

L’Accord de Paris n’a qu’un seul objectif : faire en sorte que d’ici le milieu du siècle toutes nos émissions de gaz à effet de serre soient équilibrées avec des puits qui absorbent ces mêmes gaz. Encore une fois, c’est un objectif que nous pouvons atteindre si nous planifions et réalisons soigneusement le travail, l’investissement et la recherche pour y parvenir.

Que gagnerons-nous ?

Nous allons commencer à réhabiliter notre climat dans une situation où les phénomènes météorologiques catastrophiques ne sont pas « normaux », où la déforestation ne spolie pas les peuples et les espèces de leur maison, où le stress hydrique ne provoque pas de migration massive.

Au niveau national, voire supranational, comment pouvons-nous apporter les changements que l’avenir exige ?

Une reconstruction écologique

À mesure que nous sortirons de l’ombre du Covid-19, les économies auront besoin de l’aide du gouvernement pour redémarrer. Nous avons déjà vu des milliards de dollars, d’euros et de livres dépensés pour aider les entreprises et la population à surmonter le l’enfermement. Et nous verrons des milliards de plus dépensés pour aider les entreprises à reconstruire et à redémarrer leurs opérations. Nous devons nous assurer que nous ne nous concentrons pas sur la survie à court terme, mais sur la durabilité à long terme.

Bien que nous défendions l’indépendance du secteur privé, lorsqu’il s’agit d’une aide financée par le secteur public, le secteur privé devrait être tenu de suivre les politiques publiques. Au lieu de dépenser 90 % de l’aide pour soutenir les modèles d’affaires existants, nos dirigeants ne devraient-ils pas rendre notre économie plus résiliente ?

L’aide financière doit poser des conditions. Les industries devraient être tenues d’apporter des améliorations et des changements à leurs procédés conformément aux ODD. Par exemple, une usine qui achète actuellement de l’électricité à une centrale à gaz, si elle veut une aide gouvernementale, devrait être tenue d’acheter de l’énergie renouvelable, une solution simple et réalisable qui n’a pas de coût supplémentaire.

Les fabricants devraient être tenus d’utiliser des emballages recyclables, de s’assurer que les produits sont recyclables ou réutilisables et que leurs procédés sont aussi propres que possible. Les règlements pourraient être plus stricts pour obliger les producteurs à assumer la responsabilité légale pour tous les déchets associés à leurs produits.

Les entreprises commerciales devraient réexaminer leurs pratiques et voir quelle souplesse elles peuvent intégrer à leurs activités. Pendant la pandémie, nous avons constaté une explosion de l’utilisation de la vidéoconférence pour maintenir les liens sociaux. Des millions de personnes ont travaillé efficacement depuis la maison, plutôt que de se déplacer au bureau. Avons-nous tous besoin, comme les employeurs et les employés, de nous déplacer dans des bureaux qui utilisent encore plus de ressources ?

Au lieu des chaînes d’approvisionnement mondiales, les entreprises devraient être encouragées à rechercher des matériaux et des fournitures locaux, réduisant ainsi les émissions et la pollution des transports, tout en soutenant la communauté locale et son économie.  Et avons-nous besoin de voyager à la fois pour affaires ou pour le plaisir? On est déjà de plus en plus conscient de l’impact de nos habitudes de voyage sur l’environnement et le climat, mais la reprise après cette fermeture mondiale offre une réelle opportunité de mettre de côté les déplacements inutiles.

Changement écologique personnel

Enfin, comment pouvons-nous, vous et moi, en tant qu’individus, traduire ces objectifs en actions concrètes ?

En tant que consommateurs, nous pouvons faire des choix plus responsables et prendre soin de nos résultats. Lorsque nous achetons, nous devons acheter de façon responsable : les produits sont-ils réutilisables, recyclables et réutilisables? Nos produits ont-ils réellement besoin d’emballage ?

Lorsque nous consommons, consommons-nous plus que ce dont nous avons besoin ? L’électricité, le gaz et les ressources que nous utilisons proviennent-ils de sources renouvelables ou comptons-nous sur des ressources limitées comme le pétrole ou le charbon? Avons-nous besoin de nous déplacer sur autant de kilomètres que nous parcourons? Est-il nécessaire de prendre ce vol? Allumons-nous et chauffons-nous nos maisons de façon responsable ?

Des produits alternatifs existent déjà pour beaucoup d’entre nous, comme nous le savons tous. Mais, plus important encore, il y a aussi d’autres options. Il est temps pour nous de commencer à exercer plus fortement notre pouvoir de choix et, en tant qu’individus et consommateurs, d’accroître la pression sur les entreprises, les décideurs et entre nous pour qu’ils réfléchissent à l’impact que nous avons sur notre foyer.

Conclusion

Le modèle économique de marché libre qui est né dans la chaleur de la révolution industrielle, et qui a duré 300 ans, ne convient pas au XXIe siècle et aux défis qu’il présente. Nous ne devons pas insister pour revenir aux affaires comme d’habitude.

Par conséquent, nous appelons les entreprises du monde entier à reconnaître que la reconstruction de nos économies à la suite de cette pandémie ne peut pas simplement nous ramener à la façon dont les choses se passaient auparavant. Le secteur privé doit accepter son rôle historique pour nous amener à ce point, prendre ses responsabilités et la possibilité de résoudre nos problèmes, même lorsque le gouvernement prend le temps d’agir.

La neutralisation du carbone doit avoir la même valeur que les PPA pour le financement de projets.


Écrit par Alexis Leroy , PDG ALLCOT


La neutralisation du carbone est aussi valable et précieuse que les énergies renouvelables

Toute personne impliquée dans le développement de projets d’énergie propre dans le monde entier sera informée de la nécessité d’obtenir le financement du projet. Les prêteurs veulent généralement voir une source de revenus solide avant d’envisager le financement des énergies renouvelables ou des projets énergétiques à faibles émissions de carbone.

En règle générale, un contrat d’achat d’énergie (PPA) répond à cette exigence : un contrat d’achat à long terme avec un acheteur de haute qualité offre la confiance que le projet générera un flux de trésorerie constant pour rembourser sa dette.

À l’occasion, un PPA lui-même peut ne pas être considéré comme une garantie suffisante de performance, ou la solvabilité face au crédit de l’acheteur n’est pas assez solide. En ce cas, une sécurité supplémentaire peut être ajoutée sous forme de garanties payables ou de bonus de performance.

Cependant, il y a une autre source de revenus qui peut jouer ce rôle : les bons carbone.

Les bons carbone représentent des économies pour les émissions de dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre (GES). Ils sont mesurés en fonction d’une base de référence avec l’hypothèse que le projet utiliserait les technologies fossiles. De cette façon, un parc éolien, un parc solaire ou une usine de conversion des déchets, le gaz représente une économie d’émissions par rapport à l’électricité produite à partir du charbon ou du gaz.

Le monde attend un nouveau marché mondial de neutralisation du CO2 pour remplacer le mécanisme de développement propre qui prendra fin lorsque le Protocole de Kyoto sera remplacé par  l’Accord de Paris en 2021. Mais en attendant, il existe de nombreuses possibilités pour développer et vendre des bons carbone sur certains marchés existants. Les recettes devraient aider à obtenir le financement du projet.

L’Afrique du Sud et la Colombie sont à l’avant-garde de la création de marchés hautement fiables pour la neutralisation du CO2 en leur permettant d’être utilisées dans le paiement partiel de leurs taxes nationales correspondantes sur le carbone et donc en les monétisant, du moins en théorie.

En outre, l’Organisation de l’aviation civile internationale  se prépare à lancer un marché mondial de neutralisation du CO2 pour les compagnies aériennes à partir de janvier 2021. La demande de neutralisation du CO2 des compagnies aériennes participant à CORSIA devrait atteindre 174 millions de tonnes d’équivalent CO2 (TCO2e) d’ici 2025 et pourrait atteindre environ 8 milliards de tCO2e d’ici 2040.

Et au-delà de ces marchés officiellement établis et soutenus par le gouvernement, il existe une grande variété de programmes volontaires de neutralisation du carbone exploités par de grandes entreprises industrielles, commerciales et de détail à travers le monde. Selon Forest Trends ,près de 49 millions neutralisations de CO2 ont été retirées par les gouvernements, les entreprises et les particuliers en 2018.

L’utilisation de la neutralisation du CO2 comme sécurité pour le financement de projets est confrontée à de nombreux défis. Premièrement, la source de revenus de neutralisation du CO2 ne représenterait probablement qu’une fraction des coûts globaux du projet, et pour certains, cela ne vaudrait tout simplement pas la peine d’intégrer la neutralisation du CO2 dans le bilan financier.

En outre, les sources de revenus provenant de la vente de bons carbone ont tendance à ne pas être régulières, mais « inégales ». Les projets neutralisés doivent se soumettre à une vérification et un rapport indépendant faisant état du volume des émissions réduites avant de pouvoir demander l’émission de ces crédits, et les coûts associés à ce processus signifient généralement que seules les émissions annuelles, voire semestrielles, sont possibles. Une telle émission périodique peut ne pas être stable ou assez régulière pour répondre aux exigences d’un bailleur de fonds.

Dans le même temps, cependant, l’utilisation des revenus des bons carbone pour obtenir un financement peut avoir deux avantages importants : la qualité et la fiabilité des acheteurs. Pour les pays dont les taxes sur le carbone peuvent être partiellement payées en neutralisation du CO2, le moteur de la demande est le gouvernement, et les émetteurs industriels doivent se conformer à la loi.

De même, dans le cas de CORSIA, les acheteurs finaux seront des compagnies aériennes internationales qui chercheront à atteindre les objectifs fixés par le gouvernement et approuvés par l’ONU.

Pourquoi l’utilisation finale de la neutralisation du CO2 est-elle importante ? Parce que les bailleurs de fonds se soucient non seulement de l’ampleur des sources des revenus d’un projet, mais aussi de la fiabilité et de la solvabilité des acheteurs. Des acheteurs de meilleure qualité se traduira par une plus grande sécurité pour le vendeur et donc pour le bailleur de fonds.

Deuxièmement, il est important de comprendre qu’il existe un lien direct entre la sécurité de l’approvisionnement en électricité renouvelable et la sécurité de l’approvisionnement en bons carbone. Il se doit que tout bailleur de fonds qui s’appuie sur unPPAcomme garantie pour le financement de projets doit également pouvoir compter sur le flux de neutralisation du CO2 par le biais d’un accord d’achat de réduction des émissions (ERPA).

Les bailleurs de fond tiendront compte de la fiabilité du projet énergétique (la quantité d’énergie prévue ou calculée pour être livrée tout au long du contrat) lors de l’estimation de la valeur du PPA. Le PPA est donc une mesure de l’approvisionnement énergétique potentiel et peut donc aussi être une mesure de l’approvisionnement en neutralisation du carbone.

Pour de nombreuses technologies fiables d’énergie renouvelable (gaz résiduel, solaire et même éolien), la production d’énergie réelle et la neutralisation du CO2 sont étroitement liées.

Un promoteur de projet pourrait même utiliser la livraison future de bons carbone comme source de capital de démarrage pour un projet. Il s’agissait d’une pratique courante dans le cadre du Mécanisme de développement propre des Nations Unies . lors de l’organisation d’un ERPA avec un acheteur cherchant à neutraliser le CO2 pour une certaine conformité ou même un but volontaire, un promoteur de projet peut utiliser cet ERPA pour lever des fonds de démarrage. Il ne fait aucun doute que le volume de neutralisation du CO2 peut faire l’objet d’une réduction, mais le principe est solide.

Alors, pourquoi les bailleurs de fonds ne prennent-ils pas en considération l’ERPA ? Si nous convenons que la lutte contre le changement climatique est primordiale, alors comment est-il possible que nous ne soutenions pas les bons carbone en tant que source valide de financement, et qu’elle puisse en fait être plus précieuse que les mégawattheures de production d’énergie renouvelable ?